La grille graphique, outil invisible mais essentiel

Dans les dernières semaines, nous avons réalisé beaucoup de projets de mise en page chez Terminus Création : brochures, feuillet informatifs et rapports annuels. L’approche créative est très différente dans ce genre de projet comparativement à un logo : le but étant d’organiser et rythmer la lecture du texte, de rendre la lecture d’un document confortable mais intéressante en même temps.

«L’outil» principal utilisé derrière la création est invisible en quelque sorte : il s’agit de la grille graphique. C’est une structure composée de guides et de marges sur lequel on vient appuyer les éléments de contenu, comme les blocs de textes et les images. Cela permet de créer une constance et réconforter l’oeil durant la lecture.

“ The grid system is an aid, not a guarantee. It permits a number of possible uses and each designer can look for a solution appropriate to his personal style. But one must learn how to use the grid; it is an art that requires practice. ”
— Josef Müller-Brockmann

Ma traduction libre : La grille graphique est une aide, pas un carcan ou une prison. Elle permet de varier la mise en page et chaque designer peut l’adapter à son style. Il faut apprendre à utiliser la grille, c’est un art qui demande de la pratique. (Citation trouvée sur thegridsystem.org)


Voici un survol des éléments qui se retrouvent dans une grille graphique :

Les titres

Un bon contraste entre les titres permet au lecteur de se retrouver dans le texte et de créer des niveaux de lecture. Un exemple, lorsqu’on lit un journal, on peut seulement lire les titres des articles (premier niveau de lecture) avant de sélectionner celui qui nous intéresse (deuxième niveau).

Une gradation visuelle est mise en place pour créer la hiérarchie de l’information. Un exemple basique : un grand titre est toujours plus imposant dans la page qu’un sous-titre.

Les colonnes

Les colonnes créent le rythme de lecture. Des colonnes courtes encouragent une lecture rapide, elles sont très efficaces pour un texte rédigés en petits paragraphes avec des informations variées car l’oeil saute plus rapidement d’une ligne à l’autre. Des colonnes plus larges incitent à une lecture plus lente et posée, un peu comme dans un roman.

Les détails graphiques

On dit que le diable est dans les détails. L’ajout de filets (coloré ou non) d’icônes ou autre petits artifices graphiques viennent égayer la mise en page. Les filets aident à délimiter les blocs ou les titres lorsque la mise en page est serrée et que les marges ne suffisent pas à aérer la lecture. Les icônes eux viennent renforcer la signification de certains mots du texte.


À force de pratique et d’expérience, un designer vient à faire facilement des choix et harmoniser les trois éléments nommés afin de trouver une solution efficace pour la mise en page. — Peut-être que je prendrai le temps de vous expliquer comment faire des bon choix dans un prochain billet, qui sait!

Et vous? Remarquez-vous cette structure parfois invisible dans les documents que vous consultez, comme les journaux et les magazines?